Mercredi 1 octobre 2008
J'avais fait un post plus ça change plus c'est pareil.
Pour continuer dans le registre des choses qui ne changent pas.
Il se trouve quelque chose qui traverse le temps, l'espace et les pays :
la lenteur de l'administration.
La deuxième chose qui traverse la voie lactée et la patience d'un honnête citoyen :
la difficulté avec laquelle on obtient des informations claires et complètes.
En France déjà j'avais eu droit à des péripéties pas possible.
Il lève la tête et repense à son passé tortueux :
Je suis né sur le sol français d'un père européen qui n'a jamais pris la nationalité française et d'une mère française elle-même née dans un protectorat français à l'époque.
Mais étant né sur le sol français, je suis français. Simple, non ?
Pas si simple en fait.
En allant de façon très guillerette chercher mon passeport pour venir au Canada, j'ai eu la désagréable surprise d'apprendre que ma carte d'identité ne prouvait pas mon identité. Donc c'est une carte de quoi ? ! Une carte de membre du club "La France" de Saint Gazile les Fripons ?
A une époque les cartes d'identité étaient délivrées sans trop de contrôle et il y a eu beaucoup de fraudes.. Okay mais en attendant faut peut être prévenir ses citoyens qui payent pour une erreur à la con étatique.
Le deuxième point surprenant c'est la conversation qui s'est finalement soldée par un :
- Mais aux yeux de l'état vous n'êtes pas français monsieur !
Je pense qu'environ mille douloureuses vengeances auraient pu être envisagées si je n'étais pas d'une nature plutôt calme.
Il a donc fallu que je prouve mon identité en retrouvant l'acte de naissance de mon grand-père (sic.) et que j'aille le présenter à un tribunal qui me donne un certificat de nationalité française afin de le présenter dans l'aile 75B de la salle orange 23 de la Mairie afin que l'on me délivre mon passeport (Bienvenue dans les 12 travaux d'Astérix).
Bien sûr, comme ce n'était indiqué nulle part, impossible de savoir que le processus complet prenait dans les 3 mois. En parler à un fonctionnaire revenait à se transformer en inquisiteur, la torche à la main, le flacon d'huile dans l'autre. Sauf qu'eux au moins, ils arrivaient à en convertir des infidèles...
Obtenir des renseignements clairs était encore plus difficile que de se lécher le coude.
Ce qui a fait que j'ai du prouver que mon voyage était suffisamment urgent pour que l'on me délivre mon passeport... en urgence. Sinon je me serais retrouvé avec mon passeport 1 mois après la date de mon départ. N'est-ce pas charmant ?
J'ai donc du demander à un ami canadien de me faire une offre d'embauche (bidon~) écrite afin de pouvoir la présenter à la demande de passeport en urgence.
Puis finalement, grâce à ce coup d'épée magistral qui pourfendit le corps du monstre du fonctionnariat, je réussis à partir à temps.
La morale de cette histoire : demande ton passeport longtemps avant ton voyage jeune padawan.
Ou mieux encore, avant même d'avoir envie de voyager, demande le, ce satané passeport !
Demain, la suite.
(L'image n'est là que parce qu'elle m'a faite rire, le super-héros de vos mains sèches... xlerator. Je n'accepte aucun colis piégé ni aucun mail d'insultes, merci.)