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Lundi 1 septembre 2008
Pour continuer dans le "Ce qui nous différencie les français de nos compagnons de langage, les québécois". Il s'avère que mes zygomatiques se tapent des séances de musculation assez corsées lorsqu'il s'agit de découvrir des noms typiquement québécois.

Que diriez-vous d'un ministre du Québec qui s'appelle Philippe Couillard ? Félix, désolé, je te devance...
On peut dire que c'est un ministre qui en a dans le pantalon !

(D'ailleurs, il est tellement couillu, ce Couillard, qu'une petite ombre de doute plane quant à son intégrité en sa qualité de ministre sortant. Une sorte de parachute doré ?)


Bien sûr, vous tomberez sur des patronymes risibles, mais c'est le lot de chaque pays.

Comme toujours ce sont les petites différences de marketing qui font bizarre :
Par exemple,  pour vous mesdames, il sera possible de prendre soin de votre peau mais avec une crème au nom plutôt... original dirais-je !







Enfin, après vous être démaquillée et hydratée grâce à Marcelle, vous pourriez peut-être aller magasiner un ou deux meubles juvéniles ?
































Car votre enfant ne peut dormir que dans des berceaux de moins de 3 ans.


Enfin !


Vous souvenez-vous de Tatu ? Ces deux russes tellement lesbiennes qu'elles s'embrassaient aussi goûlument qu'une
Hayabusa engloûtit vos litres d'essence ? (Cette magnifique et délicate comparaison me vaudra un prix Pulitzer, ou deux.)

Et bien ici, on a relancé la Lesbian attitude avec une fille appelée Katy Perry et sa chanson
"I kissed a girl". Je sais pas si ça marche bien en France... Mais on y a le droit 15 fois par jour.

Bien le bonjour chez vous !

Par Oh my camembert !
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Dimanche 31 août 2008
Oh le beau titre raccoleur ! Il fallait bien que je réponde à Robin qui en démordait pas.

Bah finalement, qu'est-ce qui fait que les québécois sont pas français ?
Ils sont dans un pays où il neige tout le temps et où les caribous prennent un verre avec les gens du coin ?

- "Parce qu'ils ont un accent, t'es trop bête Luis !"

Alors nos basques, nos corses, nos marseillais, nos chtis ? Sont pas français ? Je veux dire globalement nos petits regionaux ont un accent qui pourrait tuer n'importe quel parisien, ils sont juste plus nombreux (7,7 Millions si j'en crois Saint Wikipedia). Mais bon globalement l'accent n'est pas si terrible, tant et si bien, qu'après 2 mois passés ici, je l'entends même plus.
Bon, il s'avère que dès que j'entends un français, je le débusque dans la foule comme un point noir sur un nez de mannequin.

Et puis ils ont des vieux. Ils roulent les r, t'as l'impression que t'es au fin fond du Sud-Ouest, entre Langon et Bazas. Ils ont des expressions bien à eux. Comme si les vieux c'était intemporel, interculturel. (Aucune offense pour nos personnes âgées qui ne supportent pas qu'on les appelle comme ça, hein ?) Sauf que t'es à Montréal, et puis qu'ils disent "pis" au lieu de "et puis". Mais globalement, les vieux d'ici je les aime bien, ils gardent souvent leurs sourires bien affutés, les sourires enveloppants où la personne semble te dire "j'espère que je te dérange pas".

Ils sont un peu comme les français, ils vont dans des bars pour parler et pour boire. Bon, beaucoup pour boire chez certains, mais Roger qui boit son demi à 10h du matin et qui soutient le comptoir de par sa culture argotique existe aussi bien chez nous.

Ils sont rigolos les québécois, quand tu t'excuses parce que tu les bouscules, ils te répondent "ya pas de trouble". J'en ai eu quelques uns qui ont pas répondu, ou qui m'ont répondu "no problem", faut pas oublier que tu es dans une nation qui est bilingue bonhomme.

En fait, tout ça pour dire, j'ai pas toujours l'impression d'être dans un autre pays, juste l'impression d'être avec des français qui auraient évolué. Des français qui oublieraient de râler.
Parce que faut le dire, tous les français que j'ai rencontré jusqu'à présent au Québec étaient des sacrés cons. Comme si la langue mitoyenne faisait qu'on avait le droit de se comporter comme en France. En râlant. En chipotant. En essayant de prouver par A + B que c'est mieux en France.

Je me souviens de ce couple de la cinquantaine rencontré à Saint Siméon qui me demandait comment prendre le traversier pour aller de l'autre côté...


Le traversier étant payant, ils cherchaient, comme tout le monde combien ça coûtait etc. En bons français, au lieu de chercher par eux-même, ils me demandèrent car ils m'avaient entendu parler :

- Vous êtes français ?
(En mon for intérieur c'était : "oh non, qu'est-ce qu'ils me veulent ?")
- Oui, pourquoi ?
- Comme ça... Dites, vous savez combien ça coûte et où on le prend le bateau ?
- C'est marqué sur la brochure, juste là... 70 dollars tout compris pour une traversée d'une heure environ avec une voiture pour deux personnes.
- Quoi ? 70 Dollars ? C'est pas gratuit ? !
(Quelqu'un a déjà eu envie de mettre une baffe à une personne semblant particulièrement exécrable ? Genre en France on offre des services de traversée gratuits tout le temps... C'est bien connu !)
Ah mais c'est cher, ah on nous avait dit qu'ils étaient capitalistes mais quand même... etc etc.

Globalement, je commence de plus en plus à comprendre pourquoi les français sont tant décriés à l'étranger.
Ils sont aussi agréables qu'une grippe au jour de l'an, qu'un furoncle sur les fesses d'un paraplégique.

A un restaurant lors du petit tour du québec, une française qui parle des québécois en disant que c'est incroyable comme la langue française se perd ici...Un bon début.
Et là le truc lamentable : "Faudrait qu'ils voyent à changer leur manière d'aborder les français tout de même."

Donc pour répondre à Robin : Le Québec c'est pas la France !

Bref ! Je vais bien tout va bien, je ferais un prochain article palpitant quand je sentirais l'inspiration parce que là c'est pas trop ça !

Votre obligé,
Par Oh my camembert !
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Jeudi 28 août 2008



Juste un titre débile pour des photos qui m'ont fait beaucoup rire quand j'étais en Road-Trip dans le Nord du Québec. Ça se trouve à Trois-Pistoles (Vindiou que j'aime ces noms là ahah), Un truc que t'as l'impression qu'c'est paumé en plein milieu d'une route vide...

Bon déjà, la fromagerie des Basques, ça promet. Euskadi au Québec ? J'ai pas vu l'ombre d'un seul joueur de pelote, par contre j'ai vu une pub qui aurait fait hérisser les cheveux de n'importe quel publiciste (même si les deux fromages que j'ai goûté sont franchement bons ! Oué Roger, sale chauvin, c'est fini oui, ils font de la bière bien meilleure que ta Stella, d'abord).

Ah, il faut savoir, histoire de relier mon ancien "article" au nouveau... Le fromage de la Poutine qui fait kwick kwick, ça existe vraiment. Ici, ils vendent un fromage tout bizarre qui ressemble à du pop-corn... Si tu le fais chauffer et que tu attends trop, t'as l'impression que tes dents tuent des souris, vierges et pures. Assassin.

Je vais bien, j'aurais des nouvelles du permis de travail dès Lundi prochain, il serait temps ! Quitte l'administration de ton pays qui est aussi lente qu'une tortue anorexique sans pattes, pour retouver la même chose...





 


Et n'oubliez pas : LE FROMAGE DES CHAMPIONS !

Allez voir le site au passage... Ya comme un petit goût de terroir :

http://www.fromageriedesbasques.ca/

Ikus Arte !


Par Oh my camembert !
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Lundi 25 août 2008

Il y a des mets qui, quand vous arrivez dans un pays (Non, Paris ça compte pas même si les gens là-bas sont différents), vous marquent du fer rouge de leur omnipotence.

Vous souvenez-vous, lorsque vous avez subtilement glissé du bout de vos doigts fébriles (*) un sushi, entre vos lèvres tremblantes de désir et d'excitation ? Ce goût si subtil, qui s'est délicatement déposé sur vos papilles frémissantes ?

(Pour certains, je dois compléter ça par un « Et ce rejet fantastique de part ces mêmes lèvres tremblantes.»)

J'ai fait subir à mon ventre un outrage pour lequel j'aurais du être foudroyé sur place, j'ai, goû-té, à :


LA POUTINE.


NON ! Avant même que ça vienne à votre esprit, pas UN jeu de mot avec l'URSS tout ça.


La poutine est oeuvre d'art et chaise à la fois.

La poutine, Nietzsche avait commencé à se pencher dessus et c'est pour ça qu'il a passé la fin de sa vie dans une folie obscure.

La poutine c'est comme hurler « BLANCHE NEIGE C'EST UNE P*TE ! » à Disneyland.

Avec les poings sur les hanches.

A la face amidonnée du Mickey bedonnant qui sourit, parce qu'un jour on a décidé qu'une souris (Jeu de mot totalement involontaire, mon audience saura bien me pardonner) pouvait être l'icône de tout un univers niais. **

La poutine c'est comme glisser dans une conversation : "Le Kebab est une des sept merveilles du monde" à un vernissage sur un peintre-sculpteur-graphiste d'une nation qui n'existe qu'à peine et qui peint avec ses dents.

La Poutine c'est crier dans l'église que Dieu n'est que la deuxième pire invention de l'homme après les ouvertures faciles sur les emballages de jambon qui n'ont jamais été plus difficile que depuis le moment où ces mots furent inscrits.

La poutine fut crée pour que l'Homme puisse se rappeler à chaque frite transpirant de tout son coeur l'huile « santé » sur un fromage non consentant, qu'il ; l'Homme ; THE MAN ; a besoin d'alourdir sa panse plusieurs fois par jour.

La Poutine c'est serrer de sa main droite La Mort en la regardant fixement de ses yeux plissés de condamné qui attend la sentence avec rage. Et lui cracher à la figure que peut-être elle va prendre son âme, mais au moins il ne cache pas son visage, lui.

La Mort est une femmelette.


La poutine, elle t'attrape les narines, pendant que tu es occupé à imaginer ce à quoi elle va ressembler. Elle te les tord, te regarde droit dans le foie avec un sourire malin. « La traitresse », murmures-tu entre tes machoires serrées.

La serveuse complice, arrive par derrière pour t'amener « le plat ». Comme ça tu n'as que l'odeur avant d'avoir le goût ! « La Traitresse », répètes-tu, les yeux à demi-clos.

Tous les québécois (et ces enflures de français déjà au courant) te regardent, les yeux pétillants.

Toute la salle en fait, n'a d'yeux que pour ta gamelle bouillante d'envie d'en découdre avec ton estomac. La salle s'enfume tout à coup.

Si tu étais agent secret, tu les verrais sous les tables en train de faire des paris, se donnant des coups de coude, leurs gros cigares et leurs ventres ronds d'une suffisance mal-placée.

Si tu avais la même ouïe qu'un chien, tu entendrais leurs ricanements malodorants en ultrason.

Puis, derrière tes lunettes, ça s'agite, ça se bouscule, la machine se met en branle. Il faut vite transmettre l'information :  « Putain Johnny Boy, le cerveau, là ! Ca va saucer tellement sévère que j'ai peur que le gamin y laisse des plumes ! Prépare les lymphocites, ça va être l'enfer là-dedans ! »


Et tu vois. T'aurais tout fait pourtant, pour pas voir. Mais non. La vie s'acharne parfois.

Des larmes d'incompréhension courent le long de ta barbe, comme si le salut était au sol.

Un ralenti s'impose naturellement dans tes gestes.

Ton coeur s'arrête, tes narines se ferment, tous tes muscles se raidissent. Tout se précipite d'un coup. Putain, si j'avais eu un gamin il se serait certainement pas appelé Léo. Yann, jte jure qu'on se le prendra ce verre, même si ça doit être en enfer.

Sauron, c'est un méchant pour les fifilles, Massacre à la tronçonneuse ça fait peur aux enfants en bas-âge.


Toi, t'as la Poutine.


Sans que tu t'en aperçoives, t'as pris un peu de la mixture chaude et visqueuse qui gît devant toi.

Ta bouche, comme ensorcelée, se débat en silence. Et tu mâches. Ou plutôt les frites s'accrochent à tes dents pour les faire se refermer sur elles dans un "squick squick" qui fait tout pour ressembler à un rire d'une souris totalement délirante et mono-maniaque.

Tes pieds se dérobent sous toi, même tes fesses ne semblent pas remplir leur rôle.

Tu tombes, tout assis, alors que t'es déjà assis !

Tu traverses le temps, l'espace. Tu es assis à la droite du Malin et à la gauche de David Hasselhoff. Bush te tend un cheeseburger sur la terrasse d'un Starbucks en te chuchotant : « See you, Space Cow-boy. ». Et l'instant d'après tu fais de la plongée sous marine avec le Roi Lion dans le Grand Canyon.

Quand finalement tes yeux se rouvrent... Tu n'es plus que l'ombre de toi-même.


Putain, ça y est, t'es un peu québécois.

 


* : Oui, oui genre, il y en aura forcément un qui a réussi du premier coup à manger avec des baguettes... connard.


** : Qui m'a quand même fait chialer, j'avais 7 ans. Mais, tain, pourquoi le génie part à la fin d'Aladdin...

 

Chère famille qui lit ce blog, j'espère que le ton légèrement osé de la missive n'aura nullement choqué vos yeux et que vous accepterez d'avoir de mes nouvelles de la sorte même si parfois, je m'emporte quelque peu sur les mots ! Chers amis, je sais déjà que le ton ne vous choquera point, après tout, vous jurez sûrement plus que moi. Nah.

Par Oh my camembert !
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